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Linh-Chi NguyenLinh-Chi Nguyen
Linh-Chi Nguyen

Envoi fréquent aux urgences suite à des chutes

bonjour,

Mon nom est Linh-Chi. Je ne sais pas si je peux poser la question car je ne suis pas une travailleuse de la santé. Je suis une professeure qui enseigne de la biomécanique, et aussi proche aidante de ma mère qui est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative (syndrome cortico-basal + alzheimer + syndrome parkinsonnien). En 2 mois, la résidence ou habite ma mère a envoyé ma mère 4 fois aux urgences dues à des chutes. Ma mère se plaignait de maux de tête alors ils ne prennent pas de chance. Sauf que le problème est que son hospitalisation crée plus de dommage (Délirium, longue immobilisation sur la civière, et affaiblissement de la patiente). Y-a-t-il des protocoles plus efficaces que juste l'envoyer à l'urgence ''au cas ou?''. Sa résidence a une infirmière auxilière les journées ouvrables et des PAB les heures non ouvrables. Je ne mets pas en doute les compétence…

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Prof Voyer
Prof Voyer
Il y a 6 jours

Merci beaucoup pour votre question très pertinente, et merci surtout de partager votre vécu en tant que proche aidante. Cette perspective est précieuse et enrichit considérablement les échanges sur le forum.

La situation que vous décrivez, soit la détérioration de l'état de votre mère à la suite d'une hospitalisation ou même d'un simple passage de 24 heures à l'urgence, est tout à fait réelle et bien documentée sur le plan scientifique. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les personnes âgées, surtout celles qui présentent des troubles neurocognitifs majeurs.

Si votre mère se trouvait dans un CHSLD, cette situation serait moins fréquente, car la présence d'une infirmière ou d'un infirmier 24 heures sur 24 permet de faire des évaluations directement dans le milieu, d'assurer une surveillance clinique de qualité et de transférer à l'urgence seulement lorsque cela est véritablement justifié. Dans les RPA et les ressources intermédiaires, la présence de personnel infirmier 24 heures sur 24 est très rare. Pour la grande majorité de ces milieux, le réflexe est souvent de transférer directement à l'urgence pour faire réaliser les examens, une pratique qui peut être dommageable pour les résidents.

Certains milieux ont développé une collaboration avec Info-Santé (811), une avenue qui mérite d'être explorée. Le modèle fonctionne de la façon suivante : la préposée aux bénéficiaires effectue la mesure de paramètres vitaux, soutenue à distance par l'infirmière d'Info-Santé, et ensemble, ils peuvent éviter des transferts à l'urgence non nécessaires. Lorsqu'il n'y a pas d'infirmière présente en tout temps dans le milieu, cette collaboration avec Info-Santé représente vraiment la meilleure solution de rechange pour prévenir ces transferts évitables.

Malheureusement, sans couverture infirmière 24 heures sur 24 et sans entente formelle avec Info-Santé, le risque est que chaque chute entraîne automatiquement un transfert à l'urgence, avec tous les impacts que vous avez décrits.

Je comprends tout à fait l'impuissance que vous ressentez dans cette situation, c'est un sentiment partagé par de nombreuses familles. Je suis vraiment content que vous l'ayez partagé ici, car cela permet à tous de mieux comprendre les enjeux concrets vécus par les proches aidants.

Merci pour votre question.

Philippe

NB : aux lecteurs du forum, si vous avez d’autres solutions à partager, svp les ajouter ici.

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laetitia Djoumessi Nguissilaetitia Djoumessi Nguissi
laetitia Djoumessi Nguissi

indication/critère pour installer un bracelet anti fugue , CHSLD

Bonjour,

je suis AICC dans notre centre. Les infirmières se questionnent quand est ce qu'on prend la décision d'installer un bracelet anti fugue chez un résident. Est ce des la première fois qu'il se retrouve accidentellement hors de son unité ? Est ce qu'il y a un algorithme décisionnel à cet effet? J'ai trouvé dans vos publications l'échelle d'Algase , comment interpréter les résultats aux questions. Il n'yen a pas une limite qui nous indique d'opter pour le bracelet anti fugue...

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Prof Voyer
Prof Voyer
26 mars

Bonjour,

Il n’existe pas d’algorithme décisionnel unique ni de critère absolu, comme une première sortie accidentelle, pour installer un bracelet anti-fugue chez un résident. Il faut éviter les décisions précipitées après un événement isolé explicable par des facteurs biologiques (avait soif), psychologiques (avait peur) ou environnementaux (était attiré par une fresque), et tenir compte du contexte (urbain/rural, saison été/hiver, tolérance au risque du proche aidant)…

Lorsqu’il y a un risque évident pour l’intégrité de la personne et que la situation n’est donc pas ambiguë, il est généralement facile de prendre une telle décision. Pour les situations plus complexes, je vous suggère d’opter pour un processus de décision partagée, en évaluant la vision du représentant concernant les risques et l’impact d’une sortie (ex. : filet de sécurité présent dans les villages Alzheimer vs. unité de soins dans un hôpital).

Rôle de l’échelle d’AlgaseCette échelle évalue la déambulation afin d’adapter les soins, mais ne fixe pas de seuil pour l’installation du bracelet.

Merci pour votre question,Philippe

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Marie-Pier Legresley
Marie-Pier Legresley

Système de surveillance non connecté à une centrale

J'ai une proche aidante qui désire avoir "un bracelet détecteur de chute" pour sa maman mais qui est non connecté à une centrale mais plutôt à une application. Est-ce que vous avez de recommandations ? Elle ne souhaite pas d'abonnement mensuel et elle vit loin de sa mère...

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Prof Voyer
Prof Voyer
21 mars

Bonjour,

Je ne suis pas en mesure de vous suggérer un produit qui répond à vos critères. Il est possible qu’il existe, mais je ne le connais pas. Toutefois, je vous invite à consulter les sites suivants :

Solution At Home - Red Dot Personal Alert Solutions

Les-dispositifs-de-localisation-Alzheimer-Society.pdf

En espérant que ceci pourra vous aider.

Bonne chance

Philippe

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Isabelle-Audrey Lessard
Isabelle-Audrey Lessard

Meuble de fouille CHSLD

Bonjour M.Voyer,

Avez vous de références pour nous guider dans la confection d’un meuble de fouille pour nos unités protégées.

Merci beaucoup

Bonne journée

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j'aimerais savoir oÜ on peut trouver le 3.08? pourtant je suis abonnée

jeannette Corbeil

merci on doit faire des activités occupationnelles pour le travail

moi c'est la musique mais je suis intéressée à voir ce qui se fait merci

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Anabelle  Lacombe Anabelle Lacombe
Anabelle Lacombe

Levers de 3 patients obligatoires pour pab de nuit en CHSLD.

Bonjour,


Je suis pab de nuit en Chsld depuis 12 ans. J'ai travaillé dans plusieurs endroits mais mon poste est dans un chsld en particulier au sein duquel une polémique subsiste au fil des années entre le quart de nuit et le quart de jour. Notre chsld compte 38 patients sur 2 étages. Il y a 6 pabs de jour, parfois 7, 8 ou 9 selon les bains à donner et horaires de rehaussement en garantie d'heures...Dans notre plan de travail, il est inscrit de lever les patients éveillés à partir de 6 h. Nous le faisons mais selon les urgences et les cloches qui sonnent, il arrive parfois que nous avons le temps pour seulement 2 ou que seulement 1 ou 2 soient réveillés. Lorsque ces situations surviennent, c'est la catastrophe assurée! Nous avons beaucoup de mal à avoir une infirmière de nuit et actuellement nous en avons …

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Bonjour monsieur Voyer,


Je vous remercie pour votre réponse et je vais la transmettre à mon infirmière afin que les meilleures pratiques soient enfin envisagées dans notre Chsld.

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Kristina PrévostKristina Prévost
Kristina Prévost

Liberté versus risques

Bonjour,

J'ai une cliente qui vie en RPA (côté autonome). Celle-ci a un TNC (je dirais modéré) puis a des difficultés physiques en lien avec la marche (prend son déambulateur et prend des pauses au besoin).

Sa fille et son ancienne maison est au bout de la rue de la RPA.

Mme sort régulièrement de la RPA pas habiller à la température (elle revient toutefois a la RPA si elle a froid habituellement sauf une fois quelle serait rentrer dans un magasin en nommant avoir froid). Elle tente de se rendre chez sa fille, par contre, quelques fois dois revenir avec l'aide des citoyens, police ou ambulance. Les heures de ses sorties son variés (une fois à 3h du matin), puis même si elle sort accompagner, elle peut tenter d'y retourner seule par la suite. Mme accepte l'aide des gens et démontre peu de signes de détresse (malgré qu'on peut…


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Bonjour Mme Prévost,


Voici le lien pour un documents du MSSS ayant fait une liste des différents facteurs de risques et des critères de la Nouvelle-Écosse.


https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2014/14-829-08W.pdf  


À partir de la page 35 cela pourrait possiblement vous aider à structurer votre processus d'évaluation/objectivation des éléments à prendre en considération.


Bien à vous.

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Stéphanie DStéphanie D
Stéphanie D

Balises respect du sommeil

Bonjour M. Voyer, j'ai une question portant sur le respect du sommeil. Certains de mes employés préposés aux bénéficiaires qui se basent sur vos écrits sur le respect du sommeil pour demander à ce que des résidents soient exclus des tournées de nuit pour les laisser dormir. 

Toutefois, il y a de la confusion et des tensions au sein de mon équipe.

 

Par exemple, lorsqu'un résident mouille beaucoup, ou que la culotte déborde, plusieurs sont d'avis qu'ils devraient être changés, même s'ils dorment et qu'ils ne sont pas en danger de plaies ou autre effet néfaste. Un peu comme nous traiterions de jeunes enfants, selon la quantité, ils seraient changés même s'ils dorment, pour le confort, la dignité, les odeurs, la contamination. 


De l'autre, j'ai plusieurs employés qui croient, dans ce genre de situation, que comme il n'y a pas de risques pour la peau, nous devrions laisser les…


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Merci M. Voyer.

Dans le cas d'un résident qui mouille beaucoup, jusqu'aux cheveux, n'a pas de risque pour la peau, n'a pas la capacité de prendre des décisions ni de parler, dont la famille vient occasionnellement et ne sait comment décider, sans condition clinique particulière comme le diabète ou une infection, qu'est-ce qui serait à privilégier, selon vous?

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Line BelleroseLine Bellerose
Line Bellerose

Propos suicidaires (TNCM)

Bonjour, avez de la documentation ou des idées de formations pour m’aider sur le sujet. J’œuvre dans un unité protégé où j’ai dû faire face à une résidente avec propos suicidaires qui ont perduré sur une longue période. Je suis bien outillée pour les SCPD mais dans une situation comme celle-ci j’étais plutôt démunie. J’ai consulté l’équipe psychosociale qui est aussi sans ressource pour ce type de situation chez une personne avec TNCM.

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Prof Voyer
Prof Voyer
26 févr.

Bonjour Mme Bellerose,

Merci beaucoup pour votre message et pour le souci que vous portez au bien-être des résidents de votre unité protégée.

Sur notre plateforme, nous avons justement une formation qui répond exactement à ce besoin, conçue pour des situations comme celle que vous décrivez, auprès de personnes présentant un trouble neurocognitif majeur et des propos suicidaires. Il s’agit de la formation de Jessica Rassy, inf. Ph. D., intitulée :

« 3.21 Risque suicidaire chez les personnes aînées : détection et accompagnement clinique -Propos suicidaires (TNCM) ».

Cette formation explore spécifiquement : la compréhension du suicide chez les aînés, les particularités du risque suicidaire en présence d’un TNCM, le repérage des signes, l’évaluation du risque et les pistes d’accompagnement clinique adaptées au milieu gériatrique et aux unités protégées.

Cette formation devrait vous outiller de façon très concrète pour ce type de situation, en complément de vos compétences déjà bien développées en SCPD.

Merci pour votre question

Philippe

 

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Nathalie BouchardNathalie Bouchard
Nathalie Bouchard

Jai une autre question, pour un test de l’horloge , une personne qui indique 11 :10 comme il faut , mais qui rajoute une autre aiguille comme pour les secondes, comment on le cote? Est-ce qu’il perds tout ses points pour l’heure?

127 vues

merci de votre réponse : ) Nath

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