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Nathalie BouchardNathalie Bouchard
Nathalie Bouchard

Moca

J’ai une petite question en ce qui concerne le MOCA, dans la section animaux. J’ai une infirmière du SAD lors d’un son test cognitif, avec son patient, pour le Moca. Celle-ci a décidé de changer les animaux au lieu de Lion , Rhinocéros et dromadaire , elle lui a demandé : Cheval,  Tigre et Poule.

 

Ma question est qu’on peut changer les animaux ou non ?

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Prof Voyer
Prof Voyer
Tue Jun 02 2026 16:21:14 GMT+0000 (Coordinated Universal Time)

Bonjour,

Merci pour votre question concernant la section « animaux » du MoCA.

Il existe plusieurs versions officielles du MoCA (par exemple les versions parallèles 8.x) qui ont été validées scientifiquement pour permettre de répéter le test chez une même personne sans modifier le résultat par apprentissage. Dans ces versions, certains items, dont les animaux à nommer, peuvent changer, mais ces listes ont été standardisées et validées.

Il est donc permis d’utiliser des animaux différents uniquement lorsqu’ils font partie d’une version officielle du MoCA. En revanche, il n’est pas recommandé de créer soi‑même de nouvelles listes d’animaux, car cela modifie le test et peut en affecter la validité. Votre collègue utilisait probablement une version officielle du MOCA (par ex. la version 8.3). Cette version validée du MoCA est disponible via le site officiel :

https://mocacognition.com/

Merci

Philippe

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Alexandra SoucyAlexandra Soucy
Alexandra Soucy

Ridelle de lit

Bonjour,

J'aurais une question.

Je sais que 3 ridelles sur 4 ce n'est pas une contention.

J'aimerais savoir s'il existe des écrits ou autres qui recommande quel ridelle laisser descendu par rapport à l'environnement et ce qui sera plus sécuritaire pour le patient pour prendre la fuite.

Il y a une discorde entre les visions.

47 vues

Bonjour,

Il est important de clarifier que la présence de « 3 ridelles sur 4 » ne permet pas, à elle seule, d’exclure la notion de contention. L’élément déterminant demeure l’effet réel sur la personne. Ainsi, lorsque les capacités physiques d’une personne ne lui permettent pas de contourner les ridelles ou de sortir du lit de façon sécuritaire, cette configuration constitue une contention, puisqu’elle limite concrètement sa mobilité. L’analyse doit donc toujours se faire en fonction des capacités, de la condition clinique et de l’environnement de la personne.

En ce qui concerne votre question sur des recommandations précises quant au choix de la ridelle à abaisser, il n’existe pas de directives universelles. La pratique est hautement individualisée et encadrée sur le plan réglementaire. L’utilisation des contentions physiques doit demeurer exceptionnelle, pour une durée limitée, et s’accompagner d’une surveillance clinique étroite. Les décisions se prennent au cas par cas, selon les risques et les besoins de la personne.

Si une personne hébergée tente de se lever ou de quitter son milieu, il est généralement préférable de privilégier des approches non pharmacologiques et non restrictives. Cela implique de chercher à comprendre le besoin sous-jacent (douleur, anxiété, delirium, troubles neurocognitifs majeurs, inconfort, etc.) et d’y répondre autrement que par une restriction physique. L’utilisation des ridelles peut parfois aggraver la situation ou augmenter les risques de chute ou de blessure.

Évidemment, sans connaître le profil précis de la personne (par exemple, un contexte de décompensation en santé mentale ou des problèmes de comportements importants), la réponse demeure générale. N’hésitez pas à préciser votre situation si vous souhaitez une réflexion plus ciblée.

Merci pour votre question.

Philippe

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nancy remillardnancy remillard
nancy remillard

Signes AINÉES

Bonjour Mr. Voyer

Est-ce que l’observation sur 24 heures fait encore partie des suivis périodique à réaliser aux 6 mois à ce jour?

Ou s’agit-il d’une pratique qui n’est plus utilisé en milieu de vie (CHSLD-hébergement)?

Si cette pratique est toujours en vigueur, je suis à la recherche d’un tableau, d’une documentation ou d’un aide-mémoire portant sur  « Signes AINÉES ».


Merci de me guider.

Bonne journée

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Bonjour,

Je ne suis pas au courant d'une telle pratique. On recommande de produire et de mettre à jour le PTI selon les besoins des résidents. Pour les dépistages, on fait des recommandations globales dans le chapitre 3 de mon livre, qui peuvent être adaptées au contexte et aux besoins des résidents. La politique d'hébergement et de soins de longue durée nous recommande d'ailleurs de vérifier le projet de vie du résident, son niveau de soins et de s'ajuster en conséquence. On ne recommande pas de faire une évaluation pendant 24 heures tous les 6 mois.

Merci pour votre question.

Philippe

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Kathy PelletierKathy Pelletier
Kathy Pelletier

MEEM - Section attention - MONDE

Bonjour, J'ai un résident qui a répondu correctement à l'épellation du mot Monde à l'envers, mais qui a ajouter deux lettres supplémentaires. Je me questionnais donc sur le pointage que nous devons lui attitrer. Car nous devons donner un point par bonne lettre et il a mentionné les 5 bonnes lettres. Mais étant donné qu'il y a des lettres ajoutées est ce que nous devons retirer 1 point par lettre en plus? Selon l'infirmière qui a effectué l'évaluation, le résident ne semblait plus se rappeler où il en était rendu.

Voici la réponse de mon résident: 

E-D-N-O-M-M-E

Est-ce que le pointage devrait être 3/5?

Merci du suivi et bonne journée

69 vues

Bonjour,

Merci pour votre question, qui est très pertinente. Elle permet de rappeler certaines consignes importantes liées à l’administration du Mini-Examen de l’État Mental (MEEM).

Dans la version MEEM-CEVQ, les consignes précisent que l’on doit retenir la meilleure réponse pour établir le score. Dans votre situation, le résident a correctement énoncé les cinq lettres attendues du mot « MONDE » à l’envers. Ainsi, malgré l’ajout de lettres supplémentaires, le pointage devrait être de 5/5.

Il est important de noter qu’aucun guide de cotation ne peut couvrir l’ensemble des situations possibles. Le jugement clinique demeure donc essentiel. Dans un cas comme celui-ci, il est recommandé :

  • d’attribuer le score complet,

  • d’encercler ou noter les lettres supplémentaires,

  • d’ajouter une note explicative au dossier pour préciser le contexte (ex. : perte du fil, ajout de lettres).

Lors de la transmission des résultats (écrite ou verbale), il est pertinent de mentionner cette particularité afin d’assurer une interprétation adéquate du score.

Enfin, si vous avez un doute quant aux capacités cognitives du résident, vous pourriez compléter votre évaluation avec d’autres outils, comme le test de l’horloge ou une épreuve de fluence verbale.

Un grand merci pour votre question!

Philippe


Voir: MEEM-CEVQ-GMF.pdf

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Cloé Craig DuchesneCloé Craig Duchesne
Cloé Craig Duchesne

Rotation pabs en CHSLD

Bonsoir,

Il a été décidé par les gestionnaires de mon établissement de faire une rotation de section pour les pabs d’un même étage aux 2 semaines. Donc le résident change de pab responsable à chaque 2 semaines. L’Équipe est plutôt stable, donc le résident revoit souvent les mêmes pabs. J’ai compris que la décision a été prise afin d’équilibrer la charge de travail des PABs. J’aimerais vous entendre sur cette pratique, car je suis préoccupée pour mes résidents qui sont vulnérables et fragiles. Merci!

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Bonjour,

Je vous remercie pour votre question. J'ai fait une vidéo sur la question, voici le lien: https://youtu.be/Z5LlKaQTJys?si=wO3fO3y2QxJvYJYP


Bon visionnement

Philippe

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Danny Boisvert Danny Boisvert
Danny Boisvert

Je suis infirmier, je travaille en unité prothétique avec TNCM. Je suis persuadé d’avoir déjà lu qu’il est important d’avoir des moments de silence, sans bruits de fond, qu’idéalement on devrait alterner entre 45 minutes de musique puis 45 minutes de silence. L’idée étant qu’il y a toujours des résidents hyper réactifs et d’autre plutôt hypo réactifs, donc visons l’équilibre! Vous avez une source , une étude qui soutient cette théorie?

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je me permets de laisser un commentaire, moi je suis préposée aux bénéficiaires et il m'est arrivé d'entendre une personne âgée me dire que c'était trop fort le bruit, il faut savoir écouter



ils ont pas voulu mesurer l'intensité de la musique car une personne proche (un résident était en fin de vie et c'était une façon de l'accompagner dans ses derniers délais. bon , pourquoi qu'ils ont pas mis un radio proche de la personne dans sa chambre, au lieu de le mettre dans le couloir, je crois que l'emplacement du bruit peut être optimisé dépendemment des personnes à qui cela s'adressent

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Linh-Chi NguyenLinh-Chi Nguyen
Linh-Chi Nguyen

Envoi fréquent aux urgences suite à des chutes

bonjour,

Mon nom est Linh-Chi. Je ne sais pas si je peux poser la question car je ne suis pas une travailleuse de la santé. Je suis une professeure qui enseigne de la biomécanique, et aussi proche aidante de ma mère qui est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative (syndrome cortico-basal + alzheimer + syndrome parkinsonnien). En 2 mois, la résidence ou habite ma mère a envoyé ma mère 4 fois aux urgences dues à des chutes. Ma mère se plaignait de maux de tête alors ils ne prennent pas de chance. Sauf que le problème est que son hospitalisation crée plus de dommage (Délirium, longue immobilisation sur la civière, et affaiblissement de la patiente). Y-a-t-il des protocoles plus efficaces que juste l'envoyer à l'urgence ''au cas ou?''. Sa résidence a une infirmière auxilière les journées ouvrables et des PAB les heures non ouvrables. Je ne mets pas en doute les compétence…

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bonjour Professeur Voyer. J'ai eu un peu plus d'informations de la part de la RPA en parlant avec la directrice des soins de la résidence de ma mère. Pour les RPA, lorsqu'il y a impact crânien, la procédure est d'amener directement le patient en ambulance à l'urgence. La seule façon d'éviter cela est que le patient dit clairement qu'il est non consentant et de signer une décharge lorsque les ambulanciers arrivent, ou qu'il y a un mandat d'inaptitude homologué, et que le mandataire signe la décharge au nom du patient. Dans mon cas, ma mère n'a plus les capacités pour dire qu'elle est non consentante, et le mandat d'inaptitude est en cours d'homologation, mais ce ne serait pas demain qu'il le sera. Donc malheureusement pour nous, notre mère sera automatiquement transféré aux urgences même si ces signes vitaux sont ok. J'ai également appris en questionnant un médecin, que même si l'imagerie décèle des saignements au cerveau, l'hôpital ne va pas opérer ma mère. Donc même si on l'envoie à l'hôpital, l'hôpital ne peut rien faire si blessure interne à la tête. La seule chose qu'ils peuvent faire est d'arrêter la médication anticoagulation que ma mère prend.

Je suppose donc que le protocole des CHSLD et RPA n'est pas le même pour les impacts crâniens?

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laetitia Djoumessi Nguissilaetitia Djoumessi Nguissi
laetitia Djoumessi Nguissi

indication/critère pour installer un bracelet anti fugue , CHSLD

Bonjour,

je suis AICC dans notre centre. Les infirmières se questionnent quand est ce qu'on prend la décision d'installer un bracelet anti fugue chez un résident. Est ce des la première fois qu'il se retrouve accidentellement hors de son unité ? Est ce qu'il y a un algorithme décisionnel à cet effet? J'ai trouvé dans vos publications l'échelle d'Algase , comment interpréter les résultats aux questions. Il n'yen a pas une limite qui nous indique d'opter pour le bracelet anti fugue...

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Prof Voyer
Prof Voyer
26 mars

Bonjour,

Il n’existe pas d’algorithme décisionnel unique ni de critère absolu, comme une première sortie accidentelle, pour installer un bracelet anti-fugue chez un résident. Il faut éviter les décisions précipitées après un événement isolé explicable par des facteurs biologiques (avait soif), psychologiques (avait peur) ou environnementaux (était attiré par une fresque), et tenir compte du contexte (urbain/rural, saison été/hiver, tolérance au risque du proche aidant)…

Lorsqu’il y a un risque évident pour l’intégrité de la personne et que la situation n’est donc pas ambiguë, il est généralement facile de prendre une telle décision. Pour les situations plus complexes, je vous suggère d’opter pour un processus de décision partagée, en évaluant la vision du représentant concernant les risques et l’impact d’une sortie (ex. : filet de sécurité présent dans les villages Alzheimer vs. unité de soins dans un hôpital).

Rôle de l’échelle d’AlgaseCette échelle évalue la déambulation afin d’adapter les soins, mais ne fixe pas de seuil pour l’installation du bracelet.

Merci pour votre question,Philippe

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Marie-Pier Legresley
Marie-Pier Legresley

Système de surveillance non connecté à une centrale

J'ai une proche aidante qui désire avoir "un bracelet détecteur de chute" pour sa maman mais qui est non connecté à une centrale mais plutôt à une application. Est-ce que vous avez de recommandations ? Elle ne souhaite pas d'abonnement mensuel et elle vit loin de sa mère...

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Prof Voyer
Prof Voyer
21 mars

Bonjour,

Je ne suis pas en mesure de vous suggérer un produit qui répond à vos critères. Il est possible qu’il existe, mais je ne le connais pas. Toutefois, je vous invite à consulter les sites suivants :

Solution At Home - Red Dot Personal Alert Solutions

Les-dispositifs-de-localisation-Alzheimer-Society.pdf

En espérant que ceci pourra vous aider.

Bonne chance

Philippe

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