Envoi fréquent aux urgences suite à des chutes
bonjour,
Mon nom est Linh-Chi. Je ne sais pas si je peux poser la question car je ne suis pas une travailleuse de la santé. Je suis une professeure qui enseigne de la biomécanique, et aussi proche aidante de ma mère qui est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative (syndrome cortico-basal + alzheimer + syndrome parkinsonnien). En 2 mois, la résidence ou habite ma mère a envoyé ma mère 4 fois aux urgences dues à des chutes. Ma mère se plaignait de maux de tête alors ils ne prennent pas de chance. Sauf que le problème est que son hospitalisation crée plus de dommage (Délirium, longue immobilisation sur la civière, et affaiblissement de la patiente). Y-a-t-il des protocoles plus efficaces que juste l'envoyer à l'urgence ''au cas ou?''. Sa résidence a une infirmière auxilière les journées ouvrables et des PAB les heures non ouvrables. Je ne mets pas en doute les compétence…

Bonjour,
Il n’existe pas d’algorithme décisionnel unique ni de critère absolu, comme une première sortie accidentelle, pour installer un bracelet anti-fugue chez un résident. Il faut éviter les décisions précipitées après un événement isolé explicable par des facteurs biologiques (avait soif), psychologiques (avait peur) ou environnementaux (était attiré par une fresque), et tenir compte du contexte (urbain/rural, saison été/hiver, tolérance au risque du proche aidant)…
Lorsqu’il y a un risque évident pour l’intégrité de la personne et que la situation n’est donc pas ambiguë, il est généralement facile de prendre une telle décision. Pour les situations plus complexes, je vous suggère d’opter pour un processus de décision partagée, en évaluant la vision du représentant concernant les risques et l’impact d’une sortie (ex. : filet de sécurité présent dans les villages Alzheimer vs. unité de soins dans un hôpital).
Rôle de l’échelle d’AlgaseCette échelle évalue la déambulation afin d’adapter les soins, mais ne fixe pas de seuil pour l’installation du bracelet.
Merci pour votre question,Philippe