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LE FORUM

Questions générales

Public·153 membres

Kristina PrévostKristina Prévost
Kristina Prévost

Actes 'criminelles' et TNC

Bonjour,


Nous avons une personne atteint de TNC qui commit des vols en magasin, et est jugé inapte par le médecin (avec mandat d'inaptitude). La personne vie seule a domicile et se débrouille généralement bien avec un peu d'encadrement. Avons un employé qui passe des heures auprès de lui afin de l'accompagner faire ses courses et prévenir des vol, par contre, constatons que la personne continue de voler. La famille est épuiser et la personne refuse un hébergement (les mandataires souhaitent un hébergement). La personne sort quotidiennement en vélo et à pieds et un hébergement serait très contraignant. Il faut aussi noté que la personne à été placer lors de son enfance et ceci a été traumatique pour lui (nous pensons qu'il devait peut-être voler lors de son enfance afin de 'survivre' également).

Souhaitons éviter un ordonnance d'hébergement pour préserver son bien-être psychologique, mais nous pouvons pas avoir une personne…

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Prof Voyer
Prof Voyer
24 juil.

Bonjour,

Merci d’avoir partagé cette situation particulièrement difficile. On sent que vous cherchez sincèrement à préserver l’autonomie, la dignité et le bien-être psychologique de cette personne, tout en protégeant sa sécurité et celle de ses proches. Ce type de décision est rarement évident, car aucune option n’est parfaite. Comme je ne connais pas tous les détails de la situation, mes conseils doivent être pris avec énormément de réserve et discutés avec le représentant ainsi qu’avec l’équipe interdisciplinaire.

De façon simplifiée, lorsqu’une personne est reconnue inapte, cela signifie que sa capacité à comprendre certaines informations, à apprécier les conséquences d’une décision ou à porter un jugement sécuritaire est altérée. L’inaptitude ne signifie pas que tous ses désirs doivent être ignorés ni qu’elle est incapable de faire tous les choix du quotidien. Son souhait de rester à domicile demeure important et devrait être entendu. Toutefois, le fait qu’elle désire vivre seule ne permet pas nécessairement de conclure qu’elle est en mesure d’évaluer adéquatement les risques associés à ce choix. Il faut donc chercher un équilibre entre le respect de ses préférences et l’obligation d’assurer sa protection.

L’épuisement de la famille doit aussi être reconnu avec beaucoup d’empathie. Les proches aidants peuvent aimer profondément la personne tout en n’ayant plus l’énergie ou les ressources nécessaires pour maintenir la situation actuelle. Cela ne représente pas un abandon ni un manque d’engagement. Lorsque la famille est disponible, qu’elle souhaite participer et que les risques peuvent être raisonnablement contrôlés, le maintien à domicile peut être favorisé. Cependant, on ne peut pas imposer aux proches une responsabilité qui met leur propre santé physique ou psychologique en danger.

Les vols constituent par ailleurs un risque réel. Au-delà des conséquences légales, la personne pourrait être confrontée, humiliée ou même subir de la violence de la part de quelqu’un qui ne comprend pas qu’elle présente des troubles neurocognitifs majeurs. Si son environnement ne peut être suffisamment encadré, elle se retrouve donc dans une situation de vulnérabilité importante.

Je suggérerais une analyse interdisciplinaire structurée des risques, des mesures déjà tentées et de leurs résultats. Il serait aussi pertinent d’explorer des solutions intermédiaires possibles dans la région. L’hébergement contre son gré ne devrait probablement pas être envisagé uniquement en raison des vols, mais plutôt à partir de l’ensemble de la situation : sécurité, jugement, épuisement des proches, efficacité des mesures actuelles et solutions de rechange possibles. C’est un risque calculé qui doit être examiné avec le représentant et l’équipe interdisciplinaire, en accordant une véritable place à la perspective de la personne. Comme je le disais d’entrée de jeu, ce n’est pas évident comme situation.

La formation suivante pourrait vous être utile : 3.19 Trouver l’équilibre dans la gestion des risques

Merci

Philippe

bonjour, En lisant vos chroniques et articles, j'ai lu quelque part qu'une préposée s,était faite casser le bras par un

résident, la solution était de l'occuper, je crois d'y donner quelque chose à faire,

j'ai la même problématique avec une personne qui ne fait que grogner,

et il m,a fait mal au bras aujourdhui,

comment désarmorcer quelqu'un qui est agressif, si son comportement est récompensé par l'attention que les gens lui portent après coup.


je crois que c'est cela que j'avais lu de votre intervention. la personne démente s,Était sentie récompensée par l'attention des gens autour, est ce que je me trompe,

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Il faut décoder son besoin (besoins de bases non répondu, douleurs, envie d'utiliser la toilette, trop de stimulation, pas assez de stimulation, etc?) Est-ce que la personne décode mal les gens autour de lui et s'est sentie menacer/eu peur? Documenter ce qui se passait avant le geste.

Alexandra SoucyAlexandra Soucy
Alexandra Soucy

coupe-ongle

Bonjour,


Je cherche des moyens, solutions, routine pour encourager la coupe des ongles chez les résidents en chsld. Pour les usagées avec des ongles sains, la coupe des ongles devraient se faire au bain. Par conte, on constate des lacunes et on se retrouve avec des ongles trop longs. Je suis preneuse de solution, trucs, voir si d'autres personnes vivent la problématique.


Merci

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Prof Voyer
Prof Voyer
16 juil.

Bonjour, je vous remercie pour votre question. J’espère qu’il y aura des lecteurs qui vont vous donner leurs trucs. Par ailleurs je ne sais pas si vous le savez, mais il y a une formation sur les soins podologiques dont la coupe d’ongles dans la plateforme.

Philippe

Kathleen CharlandKathleen Charland
Kathleen Charland

Aromathérapie

Bonjour M. Voyer,

Je viens de lire l'article que vous avez déposé sur l'utilisation des aromathérapies en CHSLD. J'aimerais tenté l'expérience sur notre unité prothétique de 13 résidents. Dans votre article vous ne faites pas mention de ce qui a été utilisé dans les milieux pour diffuser ces odeurs. En unité physique ce n'est pas un enjeu d'utiliser des diffuseurs ou autre, mais en UP c'est une toute autre paire de manche en lien avec les enjeux de sécurité. Il y a les diffuseurs muraux, mais je sais que ce n'est pas très recommandé car pas très bon pour la santé. J'imagine que ce sont des diffuseurs avec de l'eau mélangé à des huiles essentielles qui ont été utilisé. Nous avons une aire commune où pas mal tous les résidents se retrouvent durant le jour et en soirée ce serait le meilleur endroit pour tenter l'expérience. Bref, j'aimerais juste savoir…

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Prof Voyer
Prof Voyer
14 juil.

Bonjour,

À partir de l’étude de Lygum et collègues, voici des stratégies suggérées :

  • Utiliser des diffuseurs stratégiquement placés


    Installer des diffuseurs d’huiles essentielles à des points clés : hall d’entrée (odeur d’accueil), zone de relaxation, coin lecture, espace spa et chambre en phase terminale. Chaque lieu a une odeur stable associée à un objectif précis (accueillir, calmer, favoriser la concentration, apaiser en fin de vie).

  • Privilégier la diffusion dans l’air plutôt que le contact direct


    La diffusion par diffuseur est présentée comme la méthode la plus sécuritaire, car elle évite le contact direct huile‑peau.

  • Imprégner certains objets de confort


    Ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles dans les bains de pieds ou sur des coussins cervicaux et coussins chauffants permet de créer des micro‑ambiances olfactives associées à des moments de détente ou de soins de confort, sans saturer l’environnement global.

  • S’appuyer sur les smellscapes naturels


    Valoriser les odeurs déjà présentes : jardin (roses, lavande, sauge, odeur des animaux, feu de camp), cuisine ouverte (odeurs de repas, collations, agrumes dans l’eau). Ces odeurs deviennent des repères sensoriels qui rythment la journée et soutiennent l’appétit, le plaisir et la compréhension des routines.

  • Contrôler les odeurs indésirables et les parfums concurrents


    Maintenir une bonne hygiène (nettoyage fréquent, aération, extraction mécanique de l’air dans la cuisine et les salles de bain) et limiter les parfums personnels, tout en utilisant des produits de soins non parfumés, afin de ne pas masquer les signaux olfactifs cliniques ni les odeurs choisies pour le bien-être.


Merci pour votre question.

Philippe

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