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Questions générales

Public·129 membres

Mélanie OzouxMélanie Ozoux
Mélanie Ozoux

OPQRSTU

Bonjour M. Voyer,

Je travaille en soins palliatifs et nous encourageons les infirmières à utiliser le OPQRSTU pour les aider à évaluer les différents symptômes. Lors de l'utilisation de l'outil OPQRSTU, comment bien distinguer le O du T? Si je me réfère au BC Centre for palliative care, le T n'est pas utilisé pour «temps» mais plutôt pour »traitement». La notion de temps sera plutôt abordé avec le O. Auriez-vous des exemples de questions pour évaluer un symptôme autre que la douleur pour bien distinguer le O des autres lettres svp?

Merci beaucoup!

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Prof Voyer
Prof Voyer
Avant-hier

Bonjour,

Voici des vidéos explicatives de l’évolution de l’acronyme PQRST, PQRSTU et OPQRSTU, classées par numéro de capsule. Ces outils sont essentiels pour l'évaluation clinique infirmière (anamnèse) afin de documenter précisément un symptôme. Vous pouvez passer directement à la vidéo 74 pour obtenir une réponse à votre question…

Liste des vidéos

N° 2

Le PQRST en gériatrie

Regarder la vidéo

Explique comment utiliser l'angle d'analyse PQRST spécifiquement chez les aînés.


20 PQRST ou PQRSTU ?

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Aborde la différence entre les deux versions et l'importance de l'histoire de santé.


38 Le PQRSTU encore lui !

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Approfondit l'usage du PQRSTU pour n'importe quel symptôme (pas seulement la douleur).


74 Il y a eu le PQRST, le PQRSTU et maintenant le OPQRSTU!

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Présente la plus récente évolution de l'acronyme avec l'ajout du O (Onset/Installation).

 

Merci pour votre question

Philippe

Claudine FortierClaudine Fortier
Claudine Fortier

Chambre Répit

Bonjour,


Nous savons tous qu'une nouvelle admission dans une Unité d'Hébergement a un impact sur tous les usagers. Changement de routine, désorganisation, tentative d'adaptation , etc.

Malheureusement, dans un de nos milieux, il y a une place de répit qui est utilisée comme plaque tournante, admettant des nouveaux usagers à toutes les 2 semaines avec les impacts que l'on connait.

J'aimerais bien convaincre les gestionnaires de réviser cette façon de faire.


Outre mes observations cliniques, je cherche des documents ou études qui appuieraient mes observations sur les impacts d'une telle décision sur nos usagers


Pouvez-vous m'aider


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Prof Voyer
Prof Voyer
Il y a 4 jours

Bonjour madame Fortier,

Vous soulevez une préoccupation pertinente. Je vais vous offrir ma réponse en vous décrivant quelques éléments de connaissance, mais je l’espère sans me mettre entre vous et votre employeur…

La littérature scientifique montre bien que dans les milieux accueillant des personnes vivant avec un trouble neurocognitif majeur, toute perturbation de l’environnement peut avoir des répercussions sur leur bien-être. Ces personnes s’adaptent difficilement aux changements : leurs repères reposent sur une routine stable, un environnement prévisible et des relations continues avec des soignants qu’elles reconnaissent. Selon le modèle du seuil de stress abaissé (modèle Hall & Buckwalter), plus la maladie progresse, moins la personne est capable de tolérer les variations de son environnement. Même un changement mineur, l’arrivée d’un nouveau résident, un horaire modifié, du bruit ou des visages inconnus, peut accroître l’agitation, l’anxiété ou les troubles du sommeil.

Le modèle multimodal du delirium (Inouye) appuie aussi cette idée : lorsque l’environnement devient imprévisible ou trop stimulant, le cerveau fragilisé d’une personne âgée peut réagir par des épisodes de désorganisation ou de troubles du comportement et même un delirium.  Par ailleurs, les études sur le stress de transition et la relocalisation en soins de longue durée montrent clairement que chaque admission ou changement d’environnement augmente le risque de dépression, d’agitation et de déclin fonctionnel. Même les résidents qui ne présentent pas de troubles cognitifs peuvent ressentir ce stress d’adaptation. Chez ceux vivant avec un trouble neurocognitif majeur, ces effets sont souvent amplifiés.

Lorsque l’unité accueille régulièrement de nouveaux usagers, par exemple toutes les deux semaines, cela vient inévitablement perturber l’équilibre du groupe, la routine quotidienne et la charge émotionnelle du personnel. Dans une unité de soins, même un seul lit de répit utilisé de façon répétée peut déstabiliser l’ensemble de l’unité. Pour bien comprendre l’impact dans votre milieu, il faudrait considérer plusieurs éléments :

  • le nombre total de résidents dans l’unité (un changement a plus d’effet dans une petite unité que dans une grande) ;

  • le profil des personnes admises (présence ou non de troubles neurocognitifs majeurs, problèmes de comportements, besoins urgents, etc.) ;

  • la dotation du personnel et la capacité de l’équipe à absorber les variations de soins ;

  • la préparation et le soutien offerts au personnel et aux résidents permanents lors de chaque nouvelle admission.

En résumé, les changements fréquents fragilisent la stabilité du milieu et la qualité de vie des résidents les plus vulnérables, surtout lorsqu’ils ne s’accompagnent pas d’un ajustement organisationnel approprié. Il s’agit donc d’un enjeu réel, bien documenté, qui mérite d’être discuté collectivement entre gestionnaires et équipes de soins. Il est bien possible que vos gestionnaires soient aussi au courant de ces aspects, mais que pour d’autres raisons qu’on ne connaît pas qu’ils n’aient pas le choix d’avoir ce lit…

Merci pour votre question

Philippe

Catherine PietteCatherine Piette
Catherine Piette

Mise en place de ridelles pour un usager à risque de chute

Quelle est la conduite à tenir quant à la présence de ridelles lors de la mise au lit et de la mise en place du tapis Smart. Dans le CH où je pratique, il y a une croyance qu'il est obligatoire de mettre 3 ridelles levées/4 au moment de la mise en place d'un smart pour un usager à risque de chute. C'est ce qui est véhiculé!

  • Selon moi, relève du jugement de l'infirmière selon la condition clinique et selon l'objectif visé par la mise en place de ces 3 ridelles. Il s'agit d'un "cas par cas" et non d'un conduite universelle.

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Prof Voyer
Prof Voyer
08 janv.

Bonjour,

Il convient de débuter ma réponse en rappeler qu’il fait se fier d’abord au jugement clinique plutôt qu’à des règles routinières ou à des traditions locales, surtout lorsque celles‑ci ne reposent pas sur des données probantes. Il est donc très sain, et même souhaitable, de questionner une pratique organisationnelle qui impose « 3 ridelles sur 4 » pour tout usager à risque de chute lors de l’utilisation d’un tapis Smart.

La littérature montre que les ridelles ne constituent pas, en soi, une stratégie de prévention des chutes à appliquer systématiquement. Elles peuvent, dans certains cas, être utiles (par exemple comme aide au repositionnement), mais elles peuvent aussi augmenter le risque de blessures graves si la personne tente de passer par‑dessus et chute de plus haut ou s’y coince. C’est pourquoi plusieurs guides de bonnes pratiques insistent sur l’importance d’évaluer au cas par cas plutôt que d’imposer une conduite universelle.

Dans la situation que vous décrivez, il n’y a aucune base pour rendre « obligatoire » la présence de 3 ridelles élevées pour tous les usagers à risque de chute lorsque le tapis Smart est en place. La question clé demeure : quel est l’objectif visé pour cette personne précise, à ce moment‑là, dans ce lit‑là ?

Enfin, il est important de rappeler que les contentions physiques, au sens strict, doivent limiter de façon significative la mobilité de la personne, ce qui n’est pas automatiquement le cas de toutes les configurations de ridelles. Cela ne signifie pas qu’on peut les utiliser sans réflexion, mais bien qu’il faut documenter clairement l’objectif, le raisonnement clinique, discuter des risques et bénéfices avec l’équipe (et idéalement avec la personne et/ou ses proches) et réévaluer régulièrement la pertinence. Pour certaines personnes, 3 ridelles pourraient ainsi être justifiées; mais en faire une règle systématique pour tous les usagers à risque de chute va clairement à l’encontre d’une pratique individualisée et sécuritaire.

Merci pour votre question

Philippe

Catherine PietteCatherine Piette
Catherine Piette

Accès à la marchette en CH-Soir/nuit

La première est que les PAB disposent des marchettes sur le bord des murs des chambres des usagers. C'est donc dire que si l'usager veut se lever, il n'a pas accès à sa marchette. Ces professionnels sous-tendent que de la mettre à proximité est un encombrement supplémentaire et place l'usager à risque de chute. 

  • Selon moi, la marchette devrait être mise à proximité pour éviter le risque de chute et offrir un soutien si l'usager veut se lever. D'autant plus que si l'usager veut l'atteindre et qu'elle n'est pas accessible, ceci augmente son risque de chute.


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Bonjour, je m'occupe comme CSI des mesures de contrôle en CHSLD et un retrait d'accessoire de marche est considéré comme une mesure de contrôle car le désir/possibilité de la personne à déambuler est opprimé. Par contre, il est a considéré comme mentionne M. Voyer que le bon emplacement doit être considéré pour éviter d'autres accidents ou chutes de la personne elle meme ou de son voisin de chambre (si cest doublé).

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