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Questions générales

Public·161 membres

Alexandra GodboutAlexandra Godbout
Alexandra Godbout

Formulaire agitation-confusion-délirium

Bonjour M. Voyer,


Je suis coordonnatrice dans une maison de soins palliatifs. Santé Québec nous demande de faire des modifications sur certains formulaires. Le formulaire mentionné ci-haut en fait parti. Au départ, nous avions un formulaire utilisant le nu-DESC. En faisant des recherches, nous avons constaté que si le dépistage du nu-DESC était positif, le CAM devait être effectué. Si le dépistage CAM était positif, nous devions aviser le médecin et les mesures non pharmacologiques et pharmacologiques étaient inscrites. Toutefois, avec les critères demandé par Santé Québec, nous nous demandions s'il n'était pas mieux de rédiger un formulaire avec les critères diagnostiques du DSM, suivi de l'outil de dépistage 4AT. Par la suite, il y aurait les mesures non pharmacologiques et pharmacologiques qui seraient établies.


Bref, je veux que le formulaire sois adapté à la réalité d'une maison de soins palliatifs. À noter, que nous ne prenons pas les cas…


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Prof Voyer
Prof Voyer
Il y a 10 heures

Bonjour,

Je vous remercie pour votre question très pertinente.


Concernant la prévention du délirium, il est important de mettre en place des interventions préventives non pharmacologiques en fonction des facteurs de risque individuels de la personne. Évidemment, dans un contexte de soins palliatifs, il faut toujours évaluer les avantages et les inconvénients de chaque intervention en considérant le bien-être de la personne.

Il demeure essentiel de favoriser, autant que possible, un état mental préservé afin que la personne puisse notamment communiquer avec ses proches. La prévention du délirium conserve donc toute son importance dans ce contexte. Toutefois, certaines interventions invasives pourraient ne pas être appropriées. Il faut donc toujours privilégier une approche individualisée, en tenant compte des facteurs prédisposants et précipitants ainsi que des objectifs de soins.

Concernant la détection du délirium, une approche particulièrement intéressante en soins palliatifs est le One Question in Delirium (SQiD). Il s'agit d'une question très simple, qui n'impose pratiquement aucun fardeau à la personne soignée et très peu de travail supplémentaire au personnel.


La question originale en anglais est :

« Do you think [name of patient] has been more confused lately? »


En français, nous pourrions la formuler ainsi :

« Avez-vous l'impression que [nom de la personne] est plus confuse dernièrement? »


Cette question est posée à un proche qui connaît bien la personne. Dans une étude réalisée par Sands et ses collaborateurs (2010), elle présentait une sensibilité de 80 % et une spécificité de 71 %. Ces résultats sont encourageants, même s'ils proviennent d'un petit échantillon. Il faut donc considérer cette question comme un moyen simple de repérer un changement cognitif qui mérite une évaluation plus approfondie.

Si le personnel infirmier soupçonne un délirium, il peut alors utiliser le 4AT, un outil rapide qui a également été validé en contexte de soins palliatifs.


Concernant le suivi du délirium, lorsqu'une personne présente ce syndrome, il devient important de surveiller l'évolution de ses manifestations. Vous pourriez notamment inscrire au plan thérapeutique infirmier les symptômes particuliers à surveiller. Vous pourriez également considérer utiliser un outil comme le RADAR, qui permet de repérer certaines manifestations du délirium sans imposer de fardeau supplémentaire à la personne soignée.


Enfin, concernant les critères diagnostiques du DSM-5, ceux-ci relèvent davantage de la démarche diagnostique médicale. Le diagnostic repose sur une évaluation clinique complète, incluant notamment un diagnostic différentiel, et non simplement sur le résultat d'un outil de dépistage. Je ne crois donc pas qu'il soit nécessaire de reproduire ces critères dans votre formulaire infirmier.


En résumé, je privilégierais un formulaire simple, qui distingue clairement la prévention, la détection et le suivi du délirium, tout en respectant la réalité particulière des soins palliatifs et le bien-être des personnes soignées.


J'espère que ces quelques éléments pourront vous aider dans votre réflexion et dans l'adaptation de votre formulaire.

Philippe


Références scientifiques :

Sands, M. B., Dantoc, B. P., Hartshorn, A., Ryan, C. J. et Lujic, S. (2010). Single Question in Delirium (SQiD): Testing its efficacy against psychiatrist interview, the Confusion Assessment Method and the Memorial Delirium Assessment Scale. Palliative Medicine, 24(6), 561–565.

Arnold, E., Finucane, A. M., Taylor, S., et al. (2024). The 4AT, a rapid delirium detection tool for use in hospice inpatient units: Findings from a validation study. Palliative Medicine, 38(5), 535–545.

Mélissa DubéMélissa Dubé
Mélissa Dubé

Surveillance post-chute usagers TNCM

Bonjour M. Voyer,

J'aimerais avoir votre avis en lien avec les évaluations à la suite d'une chute avec impact crânien pour un usager atteint d'un TNCM. Je comprends bien que lors d'une évaluation post-chute pour cette clientèle, l'échelle neurologique de Glasgow est difficilement applicable et qu'il est plutôt recommandé d'effectuer un examen neurologique bref tel que décrit dans votre capsule 2.03 partie 9. Toutefois, quelle serait la fréquence requise pour cette examen neurologique bref ? Actuellement, nos documents d'encadrement demande une surveillance des signes neurologiques aux 15 minutes la 1ere heure, puis 1 heure plus tard, aux 2 heures pendant 4 heures, aux 4 heures pendant 24 heures et 48h post-chute. Je me questionne donc sur l'applicabilité d'effectuer un examen neurologique bref à cette fréquence.

Merci à l'avance !

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Prof Voyer
Prof Voyer
06 oct.

Bonjour madame Dubé,


Merci pour votre question. Lorsqu’il y a eu un impact crânien, il est important de respecter la fréquence de surveillance prévue à votre protocole post-chute.

L’examen neurologique bref présenté dans la formation est justement conçu pour être un bon compromis entre qualité et rapidité. Il permet en effet une évaluation plus complète et mieux adaptée à une personne présentant un trouble neurocognitif majeur (TNCM). Son application à la fréquence prévue au protocole contribue à une surveillance clinique plus sécuritaire de l’évolution de l’état neurologique.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que plusieurs établissements ont intégré cet examen neurologique bref à leur protocole de surveillance post-chute.

Merci encore pour votre question pertinente.

Philippe

nancy remillardnancy remillard
nancy remillard

Mot "Malaise"

Bonjour Mr. Voyer, dans la révision de nos documents nous avons inscrit le terme: "Malaise dominant" dans notre formulaire Examen physique de l'adulte (incluant la personne âgée).

Est-ce toujours le terme recommandé et couramment utilisé à ce jour?

Le cas échéant, existe t-il un autre terme plus actuel ou privilégié dans la pratique clinique?

Merci de me laisser savoir!

Bonne journée!


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Prof Voyer
Prof Voyer
02 oct.

oui, c'est toujours le bon terme!

Philippe

nancy remillardnancy remillard
nancy remillard

Titre de l'échelle de Cornelle

Bonjour Mr. Voyer, désoler j'aurai dû ajouter cette question aux autres.

Question sur le titre du formulaire.

Contexte:

Nous devons limiter nos caractères à 45 dans nos titres de formulaire et je me demandais quel titre est plus approprié en lien avec l'Échelle de Cornell existante. Selon vous, devrions nous dire:

  • Échelle de Cornell, dépression lors d'une démence

  • Échelle de Cornell, dépression en cours d'une démence

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