Aromathérapie
Bonjour M. Voyer,
Je viens de lire l'article que vous avez déposé sur l'utilisation des aromathérapies en CHSLD. J'aimerais tenté l'expérience sur notre unité prothétique de 13 résidents. Dans votre article vous ne faites pas mention de ce qui a été utilisé dans les milieux pour diffuser ces odeurs. En unité physique ce n'est pas un enjeu d'utiliser des diffuseurs ou autre, mais en UP c'est une toute autre paire de manche en lien avec les enjeux de sécurité. Il y a les diffuseurs muraux, mais je sais que ce n'est pas très recommandé car pas très bon pour la santé. J'imagine que ce sont des diffuseurs avec de l'eau mélangé à des huiles essentielles qui ont été utilisé. Nous avons une aire commune où pas mal tous les résidents se retrouvent durant le jour et en soirée ce serait le meilleur endroit pour tenter l'expérience. Bref, j'aimerais juste savoir quel type de diffuseur d'odeur ont été utilisé dans le cadre de l'expérimentation que vous avez mentionné. Merci :)

Bonjour,
À partir de l’étude de Lygum et collègues, voici des stratégies suggérées :
Utiliser des diffuseurs stratégiquement placés
Installer des diffuseurs d’huiles essentielles à des points clés : hall d’entrée (odeur d’accueil), zone de relaxation, coin lecture, espace spa et chambre en phase terminale. Chaque lieu a une odeur stable associée à un objectif précis (accueillir, calmer, favoriser la concentration, apaiser en fin de vie).
Privilégier la diffusion dans l’air plutôt que le contact direct
La diffusion par diffuseur est présentée comme la méthode la plus sécuritaire, car elle évite le contact direct huile‑peau.
Imprégner certains objets de confort
Ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles dans les bains de pieds ou sur des coussins cervicaux et coussins chauffants permet de créer des micro‑ambiances olfactives associées à des moments de détente ou de soins de confort, sans saturer l’environnement global.
S’appuyer sur les smellscapes naturels
Valoriser les odeurs déjà présentes : jardin (roses, lavande, sauge, odeur des animaux, feu de camp), cuisine ouverte (odeurs de repas, collations, agrumes dans l’eau). Ces odeurs deviennent des repères sensoriels qui rythment la journée et soutiennent l’appétit, le plaisir et la compréhension des routines.
Contrôler les odeurs indésirables et les parfums concurrents
Maintenir une bonne hygiène (nettoyage fréquent, aération, extraction mécanique de l’air dans la cuisine et les salles de bain) et limiter les parfums personnels, tout en utilisant des produits de soins non parfumés, afin de ne pas masquer les signaux olfactifs cliniques ni les odeurs choisies pour le bien-être.
Merci pour votre question.
Philippe