Détecter les problèmes de santé chez les aînés: un défi toujours bien présent!

Dans une étude portant sur plus de 50 000 aînés, le pourcentage d’erreur de diagnostic pour des pathologies fréquentes comme MPOC, AVC, Alzheimer, infarctus du myocarde étaient de 10%. Les causes de ces erreurs sont, entre autres, les manifestations atypiques des problèmes de santé, les biais des cliniciens reliés à l’âgisme et les problèmes de communication. Par exemple, pour la pneumonie, 50% des aînés atteints ne font pas de fièvre, n’ont pas de douleur thoracique, mais manifestent plutôt des signes d’un delirium. Si on ne reconnaît pas le delirium, on interviendra assurément de façon tardive dans la situation, ce qui va affecter le pronostic. De même, 45% des aînés atteints d’une péritonite ne présentent aucune douleur, mais pourraient présenter seulement de la fatigue. Dans ce cas, si le clinicien n’est pas proactif dans la recherche de la cause de la fatigue, l’état du patient va se détériorer considérablement avant la prise en charge. C’est pourquoi dans l’examen clinique sommaire infirmier, on recommande minimalement d’effectuer la palpation profonde de l’abdomen.


La prise en charge de différents problèmes mineurs reste aussi souvent incomplète. Par exemple, seulement 21 % des aînés qui ont des problèmes auditifs ont recours aux prothèses auditives. De même, les chercheurs rapportent que la prescription de médicaments est encore souvent trop rapide chez les aînés. Par exemple, l’aîné qui a 90 ans qui présentent de nouveaux signes de pertes de mémoire pourrait se faire diagnostiquer l’Alzheimer et se faire prescrire un inhibiteur de la cholinestérase rapidement, alors que son état est causé par la prise en charge sous-optimale de sa multimorbidité, la polypharmacie et son isolement social. Ceci nous rappelle l’importance d’appliquer le principe de considérer la forêt lors de l'évaluation clinique et de ne pas se concentrer seulement sur l’arbre… Dans ce dernier cas, chaque symptôme deviendra une cause de prescription médicamenteuse et on tombera dans un cercle vicieux. Même si c’est le médecin qui prescrit les médicaments, il faut reconnaître que si le personnel infirmier n’adopte pas une approche rigoureuse lors de l’évaluation clinique et n’applique pas les principes gériatriques reconnus, il pourra favoriser la surprescription. On ne pourra jamais faire l’économie des compétences infirmières.

 

Programme de formation de type multimodal sur les soins aux aînés


Saviez-vous que le programme de formation de type multimodal inclut une formation complète pour tous les employés des milieux d’hébergement? Il s’agit d’une formation incontournable autant pour les professionnels de la santé que les gestionnaires, le personnel de soutien, les employés du service alimentaire ou encore l’entretien! Cette formation essentielle explique à toutes les personnes œuvrant dans un milieu d’hébergement dont la majorité des résidents est atteinte de problèmes cognitifs comment se comporter avec elle. Ces simples, mais combien crucial. Lorsqu’on dit au personnel qu’il doit être respectueux, favoriser la dignité, promouvoir la liberté, être chaleureux avec les proches, etc. Comment ces valeurs doivent se traduire dans les comportements de chacun des employés? Voilà ce que cette formation explique avec plusieurs mises en situation. Le titre de la formation est : 3.11 : Les comportements attendus du personnel selon les valeurs à la base d’une approche optimale des aînés atteints de problèmes cognitifs: une formation essentielle pour tous les employés d’un milieu d’hébergement.


Je vous rappelle que le webinaire-interactif sur l’évaluation et la surveillance clinique de l’aîné de la semaine passée est maintenant disponible en rediffusion dans le site web. Vous vous demandez quel est l’examen physique de l’abdomen le plus approprié pour le personnel infirmier pour détecter une diverticulite ou encore quels sont les prédicteurs du saignement intracrânien chez l’aîné ayant chuté? Et bien, il faut consulter la vidéo du webinaire pour connaître les réponses! Pour en savoir plus, suivre ce lien.

 

Guide Phare sera offert dans une série de webinaires à partir de l'automne 2022


Le guide PHARE a pour mission d’offrir aux résidents atteints de maladies cognitives un milieu de vie unique, évolutif et humain.

Les objectifs généraux de PHARE sont de décrire les pratiques attendues concernant:

  • L’approche des intervenants

  • Les pratiques de gestion

  • Le design du milieu de vie

En s’appuyant sur la littérature scientifique et les expériences internationales et locales probantes, une liste de 14 grandes catégories composée de plus de 200 critères de qualité a été élaborée. Il est ainsi possible d’utiliser ces critères pour créer un nouveau milieu de vie optimum ou encore pour améliorer un milieu existant. De même, en évaluant comment un milieu de vie satisfait ces critères, il est possible d’identifier les forces du milieu de vie et les points à améliorer. Je suis heureux de vous informer que je vais offrir une série de webinaires sur les 14 catégories du PHARE aux abonnées du programme multimodal à partir du mois de septembre. Ceci me permettra d’aider de façon très efficiente plusieurs organisations en un rien de temps. Visiter cette page pour en savoir plus!

 

Avez-vous visité le forum récemment?


Vous avez des questions sur la façon d’évaluer le risque suicidaire chez un aîné atteint de problèmes cognitifs? Dans l’affirmative, je vous invite à vous rendre sur le forum de mon site web, car il représente l’un des derniers sujets traités… Pour en savoir plus, suivre ce lien.

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