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Commentaires du forum

Contacts intimes entre résidents en CHSLD
In Questions générales
Établissement température corporelle de base
In Questions générales
Prof Voyer
27 mai 2024
Bonjour madame Breton, Je vous remercie beaucoup pour votre question. Je dirais d'emblée que la température corporelle, comme tout autre signe vital, reste une donnée informative sur l'état du patient ou du résident. La conduite à suivre après la mesure d'un signe vital doit passer par le filtre du jugement clinique. Comme vous le mentionnez, il est logique que la mesure la plus personnalisée (élévation de 1.1) ait préséance sur une mesure standardisée (37.8). Toutefois, aucune des deux ne surpasse le jugement clinique du personnel infirmier. Ainsi, comme vous le soulignez, si des conditions oncologiques ou inflammatoires expliquent une mesure anormalement élevée mais connue, la conduite à suivre sera déterminée par le personnel infirmier selon son jugement clinique. Je suis toujours contre l'obligation de suivre une conduite spécifique basée sur un seul paramètre, alors que le personnel soignant a la capacité de mesurer plusieurs paramètres, de compléter des examens cliniques, et d'avoir un jugement adéquat de la situation. C'est surtout cela qu'il faut valoriser. En somme, je ne sais pas si ma réponse est claire, mais je dirais ceci : la meilleure manière de mesurer la température corporelle chez les personnes âgées est celle qui permet de reconnaître un changement en tenant compte du biorythme de la personne. Ensuite, il est essentiel d'avoir un seuil de fièvre gériatrique adapté à la réalité physiologique de cette population. Mais pour terminer, ni l'une ni l'autre de ces méthodes de mesure n'est supérieure au jugement clinique infirmier, qui tient compte d'un ensemble de variables. J'espère avoir réussi à bien répondre à votre question et je vous remercie de l'avoir posée. Philippe
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PICA, que faire?
In Questions générales
Prof Voyer
16 mai 2024
Bonjour monsieur Pineault, Merci d'avoir partagé cette situation dans le forum. Il est clair que vous êtes confronté à un défi important. L'hyperoralité peut être particulièrement complexe à gérer, surtout quand le geste est compulsif et que des blessures à la bouche peuvent apparaître. Est-ce que cette personne est atteinte d’un trouble neurocognitif majeur? Si oui, lequel? A-t-elle des troubles de santé mentale? Des réponses à ces questions aideront à mieux comprendre le comportement. La première étape, comme toujours, demeure la réalisation d’une évaluation rigoureuse des causes possibles de ce comportement pour planifier les interventions les plus probables de fonctionner. Selon les causes et l’effet des interventions, vous pourrez ajuster votre plan d’intervention. Sans connaître les causes du comportement, il faut admettre que les pistes de réflexion ci-dessous sont à prendre avec une grande réserve… - Il est important de vérifier s'il existe des causes sous-jacentes, telles que des problèmes dentaires ou une douleur qui pourraient exacerber ce comportement. - Thérapie occupationnelle et loisirs afin de faire une diversion tangible. - Introduire une variété d'objets sécuritaires et adaptés pour satisfaire le besoin de mâcher. Les objets doivent être robustes et spécialement conçus pour les adultes ayant des besoins sensoriels accrus. Par exemple, des produits comme des colliers ou des bracelets sensoriels en silicone de qualité médicale. - Environnement sécurisé : les objets dangereux doivent être hors de portée et les objets autorisés facilement accessibles. Je vous dirais bien d’utiliser un suçon, comme nous avons fait avec grand succès auprès d’un résident atteint d’un trouble neurocognitif majeur de type fronto-temporal, mais sans connaître votre résident, cette suggestion peut être inappropriée… Bref, il faut suivre les bons principes, utiliser votre jugement et votre créativité, et travailler en équipe interdisciplinaire pour les cas où vos premières interventions ont échoué. Bonne chance,   Philippe
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Soins des ongles
In Questions générales
Prof Voyer
16 avr. 2024
Merci!
Notes infirmières
In Questions générales
Prof Voyer
11 avr. 2024
Bonjour madame Hébert, Je vous remercie pour votre question. Sachez qu'il est tout à fait approprié de documenter et décrire les manifestations cliniques observées, qu'elles soient directement constatées ou mesurées à l'aide d'instruments spécifiques. Par exemple, la présence d'une désorientation spatiale ou de difficultés avec la mémoire prospective, si elles peuvent être documentées, ne rencontrent aucun obstacle légal à leur description. Au contraire, cette démarche est bénéfique pour la collaboration interprofessionnelle. La capacité à décrire ces manifestations de manière claire, en appuyant vos observations sur des exemples concrets, facilite la compréhension des liens possibles, comme entre une altération de la mémoire prospective et l'oubli répété de prise de médicaments.   Il est important de noter que ces liens sont présentés sous forme d'hypothèses ou de suggestions, et non comme des confirmations objectives de la cause d'un problème cognitif. En général, c'est le neuropsychologue qui est le mieux placé pour établir de tels liens de manière formelle.   En ce qui concerne le diagnostic médical, il reste la prérogative des médecins. Le diagnostic différentiel qu'ils posent va au-delà de la simple description des symptômes pour rechercher la ou les causes sous-jacentes, qu'elles soient vasculaires, métaboliques, ou autres, susceptibles d'expliquer les troubles cognitifs observés. Il est crucial de comprendre que la description précise d'une manifestation clinique ne constitue pas en soi un diagnostic.   Concernant l'interprétation des résultats de tests cognitifs et leur association avec des troubles neurocognitifs majeurs, je tiens à exprimer plus de réserves. Ces précautions ne découlent pas de considérations légales, mais plutôt de l'ambiguïté des données scientifiques à ce sujet. Par exemple, une faible performance à un test de l'horloge peut être associée à divers types de troubles neurocognitifs majeurs, rendant hasardeux l'établissement de liens directs.   Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous invite à consulter l'infolettre dédiée à cette question. 7de94d_b75d29d23ac040a4a573479ffc1546e5.pdf (philippevoyer.org)
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Soins des ongles
In Questions générales
Soins des ongles
In Questions générales
Surveillance drainage urinaire via cathéter à demeure
In Questions générales

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